-Snake0644 的个人资料"Mister Moochagoo and I"照片日志列表更多 ![]() | 帮助 |
Eléphants en rutJalâluddin Muhammad Akbar (1542-1605), a été le plus grand souverain de l'Empire Moghol (tout le Nord de l'Inde), qu'il a dirigé de 1156 à 1605. Musulman sunnite, très cultivé, il fut tolérant avec toutes les religions.
A vingt ans, il a des doutes sur ses fonctions de Chef d'Etat et souhaite mettre sa vie entre les mains de Dieu, lors d'une sorte d'épreuve sportive. S'il s'en sort sain et sauf, il sera apte à régner.
Devant la cour effarée, il monte sur des éléphants en rut, a priori incontrôlables et extrêmement dangereux.
Bien sûr il s'en sort, content d'avoir interrogé à son profit les voies divines.
Lors des élections présidentielles, une petite épreuve d'éléphants en rut ne serait-elle pas nécessaire pour interroger les voies divines, maintenant que la laïcité n'est plus à la mode ?
McGuffin"Deux voyageurs se trouvent dans un train en Angleterre. L’un dit à l’autre:
- Excusez-moi Monsieur, mais qu’est-ce que ce paquet à l’aspect bizarre qui se trouve au-dessus de votre tête?
- C’est un McGuffin.
- A quoi ça sert?
- A piéger les lions dans les montagnes d’Ecosse.
- Mais il n’y a pas de lions dans les montagnes d’Ecosse.
- Alors il n’y a pas de McGuffin."
Hitchcock
"Ouak-Ouak"Dans une légende arabe du XIIIème siècle, il est fait mention de l'arbre ouak-ouak où, à la place de fruits, poussent des têtes humaines, qui crient "ouak-ouak" quand on les cueille.
Cette légende est souvent illustrée sur des récipients en métal incrusté, richement décorés par les artisans de Mossoul, renommés à l'époque.
J'ai demandé à Monsieur Moochagoo s'il dit "ouak-ouak" quand on lui touche la tête. Je ne vous dis pas la réaction...
Mont' là-d'sus, et tu verras Montmartre !Karl Richard Lepsius (23-12-1810 / 10-07-1884) est né vingt ans jour pour jour après Champollion. C'est la lecture de "Description de l'Egypte" de Champollion qui déterminera la vocation de cet égyptologue prussien (il connaît déjà le grec, le latin et le sanscrit).
En 1842, il est titulaire de la chaire d'égyptologie à Berlin (la seule autre chaire europénne, à l'époque, est au Collège de France). Le Kaiser Frédéric Guillaume IV l'envoie en Egypte avec des fonds considérables (300 000 francs or).
Dès son arrivée en Egypte, il apporte de somptueux cadeaux à Mehemet Ali, et se rend au sommet de la pyramide de Khéops* pour fêter l'anniversaire de Guillaume IV. Il boit à la santé du Kaiser et y laisse une inscription hiéroglifique à sa gloire.
Je me demande si certains n'ont pas loupé le coche en ce jour anniversaire de notre Président (53ans). Cela aurait eu de la gueule de sabler le champagne sur la pyramide de Khéops. Les courtisans ne sont plus ce qu'ils étaient.
Ah là, là !
* La pyramide de Khéops fut construite vers -2650 av JC, elle a une hauteur de 137m (146,58m à l'origine). C'est le tombeau du pharaon Khéops. Et c'est la plus grande pyramide d'Egypte.
Ainsi va la vie...Kolmanskop est une ville fantôme située dans le Sud de la Namibie, à quelques kilometres du port de Lüderitz. La ruée vers le diamant vers 1908 a permis à cette ville de se développer en plein désert de sable, avec un casino, une école, un hôpital et des maisons résidentielles.
Après la première guerre mondiale, le marché des diamants s'est effondré. La ville a périclité et les derniers habitants l'on quitté dans les années 1950. La sable a repris son dû.
Ainsi va la vie...
Photos Richard Ehrlich et de Babs (?) Des choses vertesJ'étais en train de nettoyer mon clavier avec un chiffon alcoolisé afin que mes doigts ne restent plus collés aux touches, et, secondairement de tuer des bactéries dont le pouvoir de nuisance m'avait réellement importuné.
"Alors, votre bronchite a débuté vendredi dernier ?" commenta Monsieur Moochagoo en me regardant travailler de loin (il craint mes miasmes).
"Oui, j'ai eu juste le temps de passer chez chez mon médecin, et puis, hop, au lit avec 39° de fiévre et plus, car il y avait affinité entre une bronchite et moi. Depuis, j'expectore des choses vertes, et mon nez a beaucoup coulé de haut en bas (j'évite de renifler). C'est ma deuxième bronchite en deux mois, j'en ai marre."
Monsieur Moochagoo m'asperga d'un aérosol anti-bactéries. Je vérifiais que l'aérosol avait "une odeur très agréable au menthol" et que c'était un "consommable de nettoyage pour ordinateur." Je lui dis que je n'étais pas un ordinateur, mais qu'en revanche, il pouvait vaporiser mon clavier.
Las, un fois le clavier vaporisé, les molécules de l'aérosol me firent tousser de nouveaux résidus gluants sur la moitié des lettres. Je recommençais le nettoyage.
Monsieur Moochagoo m'a fait remarquer qu'autrefois, j'aurais appuyé délicatement un mouchoir gris perle sur ma bouche, en évitant de projeter des sécrétions bronchiques n'importe où.
J'étais peut-être atteint de phtisie.. Si je voulais jouer les Marguerite Gautier, j'allais devoir mettre en scène mes derniers instants. Je mis une musique de Frédéric Chopin dans le lecteur. Il ne manquait plus qu'un corps de ballet dirigé par John Neumeier* pour compléter l'ambiance.
Goodbye Cruel World !
* "La dame aux camélias", Ballet de John Neumeier, musique de Frédéric Chopin.
A l'ombreA l'occasion d'une "fête des semailles", où Siddhârthâ [Bouddha] enfant est emmené par son père, le roi Couddhodana, les femmes de la cour l'installent dans son berceau à l'ombre d'un arbre.
Puis le roi, avec sa charrue d'or rituelle, accompagné de ses ministres qui, eux, ont des charrues d'argent, trace des sillons. Les femmes qui s'occupent de Siddhârthâ enfant, l'abandonnent pour aller regarder le spectacle.
Siddhârthâ enfant en profite pour quitter le berceau et pour se livrer à la méditation (déjà !).
Après la cérémonie, à l'heure du repas, le roi et les femmes cherchent le chenapan. On le retrouve, toujours en méditation, sous un pommier-rose. Et là, prodige, l'ombre du pommier-rose reste immobile pour protéger le futur Bouddha, malgré la rotation de la Terre.
Tout le monde crie : "C'est un prodige, on va probablement faire quelque chose de Siddhârthâ."
Ce prodige, et les circonstances dans lequel il est arrivé, est une sorte de machine de guerre de certains hagiographes, contre les intellectuels de l'Inde ancienne, qui méprisaient profondément le métier de cultivateur. Les moines étaient libres "comme les oiseaux des cieux qui ne sèment ni ne moissonnent"...à condition que les cultivateurs moissonnent pour eux..
En Eté, en randonnée, je regarderai quand même si l'ombre de l'arbre sous lequel je pique-niquerai, reste immobile ou tourne. Un petit prodige, parfois...
(source : "La Vie de Bouddha d'après les textes et le monuments de l'Inde", Alfred Foucher, Ed. Maisonneuve 1993)
La clé ses songes"Arbres abattus par terre signifie dommage ;
Songer estre un arbre signifie maladie ;
Adorer Dieu signifie joie ;
Avoir la barbe rasée signifie tribulations ;
Avoir la barbe longue signifie force ou gain ;
Avoir beau bras signifie tristesse ;
Avoir les bras secs est très mauvais signe ;
Avoir crucifié Jésus-Christ signifie maladie ;
Boire de l'eau claire signifie plaisir ;
Boire de l'eau puante signifie grosses maladies ;
Broyer ou piler du poivre signifie mélancolie ;
Chaussure neuve signifie consolation ;
Chaussure vieille signifie tristesse ;
Voir chandelle allumée signifie ire ou querelles ;
Cloches ouyr sonner signifie diffamie ;
Couper du lard signifie la mort de quelqu'un ;
Couper du pain d'orge signifie estre molesté ;
Cueillir des raisins signifie dommaige ;
Donner un anneau signifie dommage ;
Donner un cousteau signifie iniquité ;
Voir dragon signifie gain ;
Escrire sur du papier signifie quelque accusation ;
Voir la lune tomber du ciel signifie maladie ;
Manger du froumaigre signifie gain ;
Ouyr crier un corbeau signifie tristesse ;
Voir un âne signifie malice ;
Voir un moine signifie malheur."
Jean Thibault, "la Physionomie des songes" (1530). Jean Thibault était astrologue et prédécesseur de Nostradamus.
J'espère ne jamais rêver de crucifier le Christ, ni quiconque d'ailleurs. En revanche j'aimerais bien voir un dragon en rêve, on ne sait jamais..
"Fermez la porte, il fait froid dehors !""En hiver, on dit souvent : "Fermez la porte, il fait froid dehors !" Mais quand la porte est fermée, il fait toujours aussi froid dehors."
"L'avenir c'est du passé en préparation".
"Ceux qui ne savent rien, en savent toujours autant que ceux qui n'en savent pas plus qu'eux".
Pierre Dac, "L'os à moelle", éd. René Julliard
Les végétaux / la mode"J'ai plus d'intérêt, au fond, dans les végétaux que dans les humains. La seule chose qui me contrarie avec les végétaux, c'est qu'on ne peut pas les faire rire."
Louise de Vilmorin (1902-1969)
"Je n'aime pas les fashion victims, ces gens qui changent sans cesse de style parce qu'on leur dit que ce qu'ils portent est déjà dépassé. Il faut savoir refuser la mode si elle trahit ce que l'on est."
Giorgo Armani
(source : Le Monde 18-01-2008)
Une affaire de coeur"Moi j'ai toujours un coeur, mais de temps en temps il m'arrive de ne plus savoir où il est. Non, plutôt, je sais seulement de temps en temps qu'il est là. Mais j'ai une sorte de certitude qu'il va revenir, et cette unique certitude soutient mon existence. C'est pourquoi j'ai du mal à imaginer ce que cela pourrait être de perdre son coeur."
Haruki Murakami, "La fin des temps" (Points, 1992)
Le temps ne dure pas longtempsIl y a des nuits où on ne devrait pas se lever.
"Le temps ne dure pas longtemps"
Cette phrase m'avait été dite, l'air de rien, en passant, par une personne âgée à qui je rendais visite. Je déteste les petites phrases dites l'air de rien, qui vous déstabilisent.
Moi qui avais des illusions sur le temps, il fallait que je me reprenne en main. Je devais remettre cette phrase dans un contexte intimement acceptable.
Rassurant - pour une fois - Monsieur Moochagoo m'avait donné ce conseil en demi-teinte :
"Le temps ? Je ne crois pas qu'il faille y penser tout le temps, mais seulement de temps en temps. Ou alors méditez cette citation d'Henri Michaux : 'Il allait lentement, le plus lentement possible, pour que son âme puisse éventuellement rattraper son corps'...."Eventuellement", c'est le mot clé, pensez-y ! ".
Tante Germaine me dirait : "Tout le monde n'a pas les moyens d'avoir du temps".
Ah là, là !
Eau de cologne au melonNous marchions depuis une heure en forêt de Fontainebleau, il faisait beau, mais je trouvais qu'il y avait comme une odeur de melon.
"Vous ne trouvez pas que ça sent le melon ?" demandais-je à Monsieur Moochagoo ?
"C'est ma nouvelle eau de cologne au melon, vous aimez ?"
Heureureusement qu'il n'avait pas trouvé une eau de cologne à l'oignon, pensais-je. Nous étions enveloppés par le silence, aucun chevreuil, ni aucun sanglier ne croisèrent notre route.
Monsieur Moochagoo travaillait sur un nouveau projet : créer dans notre esprit une "forêt de souvenirs", avec des chemins bien tracés, qui permettraient d'éviter que les souvenirs soient constamment une source de déception.
"D'habitude, les souvenirs sont extrêmement vagues et incertains, quand ils ne sont pas carrément perdus", me confia-t-il ; "dans cette forêt, les souvenirs seront semblables au tintement des clochettes, à la voix profonde des cloches, au choc des cymbales, au cliquetis des horloges...".
Au cliquetis des horloges...je n'avais pas entièrement compris cette musique des souvenirs, mais c'était très poétique. Ce sera certainement moins décevant que son projet précédent de "Pendule à découper le temps".
Quand je lui avais fait la remarque que toutes les pendules découpaient le temps, Monsieur Moochagoo avait été ronchon pendant une demie journée.
Belle randonnée !
Envoûtements, à n'utiliser qu'avec précautions...Envoûtement proféré par une dame :
De ta tête à tes pieds,
la folie d'amour,
je t'en frappe, toi qui m'est cher !
Lancez-la sur lui,
Ô Dieux ! qu'il brûle pour moi !
Favorise mon dessein,
Ô Faveur !
Arrange les choses pour moi, ô Intention !
Lancez sur lui la folie d'amour,
Ô Dieux, qu'il brûle pour moi !
Tu peux t'enfuir
à trois lieues de moi, à cinq lieues,
aussi loin que va le cavalier :
tu me reviendras !
tu seras le père de nos fils !
Atharva Veda 6.131, (vers 1500-500 ? avant J.C)
Envoûtement proféré par un monsieur :
Désire mon corps
mes pieds
désire mes yeux
désire mes cuisses
que tes yeux,
tes cheveux,
amoureuse,
se consument de passion pour moi !
Je te fais suspendre à mon bras,
t'attacher à mon coeur,
que tu deviennes en mon pouvoir,
te soumettes à ma volonté !
Celles qui ont un coeur,
la tendresse pour leur petit qu'elles lèchent,
les vaches,
mères du beurre sacré :
qu'elles fassent que cette femme m'aime !
Atharva Veda 6.9, (vers 1500-500 ? avant J.C)
(source : "Le Veda", textes sacrés de l'Inde, traduits par Jean Varenne, éd. Les deux océans, 1967)
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